Les fermes verticales

Le monde d’aujourd’hui se pose une question essentielle. Comment nourrir la population de demain ? L’agriculture et sa pratique est au centre des préoccupations mondiales contemporaines, et l’urbanisme n’est pas en reste.

L’urbanisme de demain se pose la question de comment construire et développer les fermes de demain, tout en incluant des performances de productivité toujours plus grandes.

Plusieurs projets d’envergure commencent à voir le jour et plus particulièrement, nous nous intéresserons aux fermes verticales.

Ces projets de fermes verticales fleurissent partout dans le monde et notamment dans des villes extrêmement développées et denses. L’idée est non plus de consommer une large superficie de cultures sur plusieurs milliers de mètres carrés, mais d’utiliser une surface relativement petite et d’étendre la « ferme » en hauteur. Des édifices de plusieurs centaines de mètres de haut avec une surface au sol relativement faible viennent répondre au manque de terres cultivables.

Ces projets s’inscrivent dans une logique de développement durable et de protection de l’environnement, avec des politiques d’utilisation et de réutilisation de l’eau, mais aussi l’implantation de nombreux panneaux solaires, d’éoliennes ou même une contribution à l’amélioration de la qualité de l’air urbain (grâce aux diverses plantes). Il est  également possible de recycler les matières organiques en cycle court et de les réutiliser pour les plantations futures. L’agriculture biologique est également prônée dans ces projets, avec la possibilité de diminuer le stress hydrique, de leurs donner ce dont elles ont besoin quand elles en ont besoins, ceci permettant de réduire fortement voir totalement les besoins en pesticides, herbicides ou engrais chimiques.

L’enjeu est également aux villes de répondre à un besoin de proximité, notamment avec des filières courtes, apporter des produits frais aux consommateurs et ainsi limiter le temps de transport et donc le rejet de gaz a effet de serre.

Ces fermes verticales permettent également de réduire certains risques sanitaires, du fait d’un environnement intérieur très contrôlé et d’une utilisation de pesticides moindre.

Ces tours envisagent aussi la réintroduction de la biodiversité en ville, un exemple de construction récente est celui de la tour M6B2 en plein  Paris qui grâce à un bardage en résille métallique (comme une seconde peau) permet aux plantes de se développer et ainsi d’attirer quelques insectes et de diffuser les graines des plantes en façade dans toute la ville grâce au vent.

Cependant, il faut ajouter quelques bémols, du fait de la toute nouveauté de ces projets et puisque aucune tour verticale n’a encore été construite, il est impossible de connaître le réel impact sur les plantes à l’intérieur de celle-ci. Ainsi l’environnement intérieur pourrais favoriser certaines maladies ou bactéries, de plus, il faudrait un apport important en lumières artificielles et en chauffage (dans certains pays), ceci ayant un fort impact sur le coût de production et de consommation.

Les chercheurs doivent encore trouver les réponses aux problèmes relevés par ses ouvrages urbains, et il faudra convaincre l’industrie agroalimentaire d’y investir, mais ce projet de ferme verticale reste une des principales alternatives aux problèmes de consommation de l’espace et de nourriture dans le monde.

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